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39 heures ou 35 heures… Imposons le partage du temps de travail !

Juin 2016, par Secrétariat jeune

Alors que la loi travail prévoyait déjà d’augmenter le temps de travail des salariés au bon vouloir de leurs patrons, le sénat est en bonne voie pour inscrire une nouvelle durée légale pour le temps de travail à 39 heures. Il ne s’agit pas d’une mesure anodine mais bien d’une volonté claire d’exploiter toujours plus les salariés en imposant plus d’heures pour des salaires de misères.

Le temps de travail : au cœur de la lutte des classes !

La fête internationale des travailleurs, le 1er mai, provient de la bataille qu’a mené la classe ouvrière sur le temps de travail pour arracher la journée de 8 heures. Elle commence aux Etats-Unis puis devient rapidement une revendication de la IIe Internationale qui décide d’en faire un axe central du 1er mai, pour en faire une journée internationale pour la journée des 8 heures soit une semaine à 48 heures. Elle sera acceptée au sorti de la première guerre mondiale au vu de l’ébullition ambiante en Europe et la révolution Russe risquant de se propager avec l’augmentation des luttes ouvrières.
La journée des 40 heures a été arrachée quelques années après en 1936 suite à la grève générale de mai-juin. Elle fut réduite en 1982 pour atteindre 39 heures et en 95 pour les 35 heures.

Depuis toujours la question du temps de travail, tout comme les salaires car il s’agit foncièrement de la même chose, est au cœur de l’affrontement entre la classe ouvrière et le patronat. Pour les patrons, il faut que les salariés travaillent plus longtemps ce qui leur permet de produire plus sans embaucher et surtout que cela leur revient moins cher un salarié à 39 heures plutôt que d’embaucher pour répartir le temps de travail. En faite c’est bien l’objectif de fond : ne pas embaucher plus et contrôler la vie des salariés quittent à les laisser aux chômages massivement.

Arracher le partage du temps de travail :

Aujourd’hui en France nous sommes au dessus des 6 millions de chômeurs, c’est à dire des travailleurs privés d’emploi. Cette situation est dramatique plongeants des millions de personnes dans une précarité absolue : pas de quoi se nourrir, ni de se soigner, de se loger… Pourtant la société dans laquelle nous vivons n’a jamais été aussi riche et capable de répondre aux attentes de toutes et tous. Pourtant les capitalistes préfèrent maintenir cette situation au nom de leur profit personnel mais aussi pour maintenir une épée de Damoclès au-dessus de la tête de ceux qui travaillent pour éviter qu’ils ne revendiquent trop.
Il s’agit d’une urgence sociale mais aussi une simple logique à quoi bon faire travailler une partie des gens quand nous pourrions tous contribuer à l’effort collectif et être autant payer et même plus. Mais il est clair que c’est contraire aux intérêts des capitalistes.
Il faudra donc l’arracher par la lutte et l’imposer sans aucun détour possible : aucune baisse de salaire, aucune règle de flexibilité et surtout un contrôle de la part des travailleurs sur le temps de travail, les embauches et le chômage. Il faudrait un organe ouvrier capable de recenser les chômeurs et voir où il serait possible de leur donner un emploi en fonction de leurs lieux d’habitations, leurs envies… quittent à offrir une formation. Bref, c’est la société dont il faut prendre le contrôle.
Alors face à cette attaque venant de la main du sénat au profit du patronat, il faut construire la grève reconductible, descendre en masse dans la rue pour revendiquer le retrait pur et simple de la loi et la possibilité de donner à toutes et tous une chance de s’en sortir !